Textes bouddhiques de référence

 

Cette page affiche quelques soutras bouddhiques, textes du Grand Véhicule tirés de l'enseignement du Bouddha historique. Les plus connus sont le soutra du diamant et le soutra du coeur (de la Connaissance transcendante)  :

 

    Quelques textes bouddhiques
Soutra diamant

Soûtra du Diamant

Soûtra du Coeur

Soûtra de la Pousse de Riz

Trad. Cornu et Carré

 

Fayard

148 pages - 13,20€

Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du Coeur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en oeuvre d'une compassion sans limites.
Soutra Lanka

Soûtra de l'Entrée à Lankâ

(version année 702)

 

Traduit du chinois par. Patrick Carré

 

 

Fayard

380 pages - 23€

Voici la première traduction française du Soutra de l'Entrée à Lankâ (Lankâvatâra). Négation pure et simple des Idées - platoniciennes, cartésiennes ou "modernes" -, cet idéalisme singulier n'est pas le contraire du matérialisme car, s'il ramène effectivement l'être au concept et les choses à la pensée, il n'admet pas non plus la réalité ultime de la conscience ni de tout ce qui entre dans les catégories du spirituel : il s'agit plutôt, comme l'ensemble de la philosophie bouddhiste, d'une dénonciation rationnelle des limites et dangers du réalisme naïf qui semble dominer la pensée humaine. Manuel de réalisation intérieure, le Lankâ décrit la vacuité de la matière, où il ne voit que des représentations, et la vacuité du psychique, lequel peut se ramener à autant d'idées fictives, avant de proposer une méthode contemplative radicale, fondée sur la " nature de bouddha" en tant que "claire lumière naturelle de l'esprit", dont le chan/zen et le tantrisme sont les applications les plus abouties.
Soutra Liberté

 Soûtra de la Liberté inconcevable

Enseignements de Vimalakirti

(version année 406)

 Traduit du chinois par. Patrick Carré

 Fayard

210 pages - 18€

Le Vimalakîrti est un grand roman poétique à la gloire de l'irréalité - donc de l'absence de problème - non seulement du moi mais de toute substance. Rien d'ignoblement, de déliramment nombriliste comme souvent dans le nihilisme à l'européenne. Justement pas ! Aux héros démesurés d'incarner l'exact contraire de la petitesse de ce qui n'est pas infiniment grand ! Jongleurs atemporels, montreurs de vertiges, magiciens des sens toujours offerts aux farces de l'appropriation : aux héros d'incarner les bienfaits de la claire vacuité ! Ce soûtra émane essentiellement d'un autre grand personnage que le bouddha historique, Vimalakîrti.
Soûtra du Lotus

Soûtra du Lotus

(version Vème siècle)

 

Traduit du chinois par Jean-Noël Robert

 

 Fayard

400 pages - 26,40€

"Le Sûtra du Lotus est, de tous les sûtras et textes sacrés du bouddhisme Mahayana, le plus important et celui qui a exercé le plus d'influence. Révéré par presque toutes les branches des enseignements du Mahayana, il a été au cours des siècles l'objet d'une vénération intense des bouddhistes croyants, à travers la Chine, la Corée, le Japon et d'autres régions d'Asie orientale", nous dit Burton Watson dans la préface de sa traduction anglaise du texte chinois de Kumarajiva (344-413) et dont nous présentons ici une version française inédite.
Eracle Terre pure

Trois soûtras et un traité de la terre pure

 

Traduit par Jean Eracle

 

Points Sagesses

240 pages - 8,10 €

Les Trois Soûtras de la Terre pure et le Traité de Vasoubandhou qui leur fait suite sont à l'origine d'un courant de spiritualité bouddhique encore bien vivant dans tout l'Extrême-Orient. Comme tous les textes du Mahâyâna, ils insistent sur l'idéal des bodhisattvas, ceux qui aspirent à devenir des bouddhas parfaitement accomplis, en décrivant les moyens de parvenir à leur idéal de sagesse, d'amour et de compassion : ils invitent aussi les candidats au Suprême Éveil à atteindre l'état sans-recul, où l'on atteint le but sans jamais retomber dans les mauvaises destinées.

La Terre pure est la nouvelle expérience de ceux qui atteignent cet état sans-recul, et le Bouddha Amida, que les trois soûtras disent demeurer dans la Terre pure occidentale du Bonheur paisible, représente l'idéal du Suprême Éveil manifesté par le Bouddha Châkyamouni. Les trois soûtras racontent comment le futur Amida prononça de grands vœux en faveur de tous les êtres. Ayant compassion des plus faibles, des plus ignorants et même des criminels, il donna la méthode facile du Nemboutsou, la récitation de son nom, dans un esprit de simplicité et de confiance.

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